SURVEILLANCE MÉDICALE
( par René GEUNA)

« Dis-moi TOUBIB »

J’ai la chance d’avoir au club un médecin, qui m’aide à comprendre tous les problèmes physiques liés aux traumatismes qui peuvent, comme dans beaucoup d’autres sports apparaître suite à des entraînements un peu poussés, des compétitions ou tout simplement par accident, comme tu pourrais en avoir en descendant de ton trottoir ! Cette précision pour ne plus entendre cette sempiternelle réflexion: «Vous savez mon fils fait du sport sérieusement, s’il a quelques problèmes à la colonne vertébrale c’est à cause de son escrime! »

Je vais donc interroger pour toi le Docteur Jean-Louis BERTHE ancien médecin attaché des services d’urgence et diplômé de traumatologie du sport, ancien épéiste. Il m’a fait des réponses appropriés au vocabulaire de mes jeunes élèves, mais comme nous sommes tous de grands enfants…

                      

- " Dis-moi, Toubib, peux-tu me faire un tableau simplifié de toutes ces  aides médicales pour tricheurs , que l’on appelle le dopage ? "

Soyons clairs, le dopage est l'utilisation intentionnelle ou accidentelle par un athlète d'une substance ou d'une méthode de dopage interdite par le Comité International Olympique.

Cela regroupe des  substances interdites telles que :

- STIMULANTS (ex. : amphétamines, cocaïne)

- NARCOTIQUES (ex. : morphine)

          - AGENTS ANABOLISANTS (ex.: testostérone)

- DIURÉTIQUES (ex: Lasilix )

- HORMONES ET ANALOGUES (ex: érythropoietine ou EPO)

et des  méthodes interdites telles que :

- Le dopage sanguin

- Les manipulations pharmacologiques, physiques ou chimiques

Un petit mot concernant la « justification thérapeutique »  :

Cette disposition permet à certains sportifs présentant un problème de santé de pratiquer leur sport en compétition en prenant un traitement. Par exemple, l'asthmatique qui utilise la Ventoline ou le sportif souffrant d'une tendinite et qui subit une infiltration de Cortisone.

Cette possibilité de justification thérapeutique est actuellement largement détournée de son objet. De nombreux médecins exerçant dans le football admettent par exemple qu'ils ont bien du mal à refuser une infiltration à un joueur feignant une blessure lorsque celui-ci s'est aperçu de la sensation d'euphorie qu'elle lui avait apportée la fois précédente. De même, il est tout à fait anormal que lors des Jeux Olympiques de Lillehammer en 1994, 82% des skieurs de fond étaient « soignés » pour asthme, dossier médical à l'appui.

Mais l’escrimeur a gardé la tête froide, pour lui pas besoin de dopage car il connaît les recettes de la réussite :

- Un entraînement bien conduit

- Une saine émulation sportive dans le club

- Une alimentation équilibrée et variée

- Une bonne hygiène de vie

                 Pas de tabac

                 Pas d'alcool

                 Pas de « fumette »

                 Temps de sommeil correct

N’oubliez pas ! ! !

- Toujours mentionner votre statut de sportif à votre médecin, pharmacien ou dentiste.

- N'utiliser jamais un produit inconnu en automédication: une tisane, un banal sirop, des produits diététiques peuvent rendre positifs des tests de dépistage.

- Depuis novembre 1998, il existe un numéro vert antidopage gratuit, assurant confidentialité et anonymat : 0 800 15 2000

Attention ! Le seul fait de fumer un joint de Cannabis peut vous rendre positif au dépistage pendant 4 semaines..

On ne le répétera jamais assez, le dopage est toujours dangereux ! ! !

Le dopage favorise les accidents musculaires et tendineux du fait de la suppression artificielle des signaux d'alerte émis par les organes trop sollicités. Il épuise l'organisme et altère définitivement le système cardio-vasculaire et le cerveau.

Au début de l'utilisation de l'EPO il y a eu une vingtaine de décès de cyclistes professionnels sur un an du fait de thromboses vasculaires par hyper viscosité du sang.

Il faut savoir que 90 % des professionnels du football américain se dopent : Cocaïne, amphétamines, antalgiques puissants. La durée de la carrière d'un footballeur professionnel est passée de 7 ans en 1973 à 4,7 ans en 1983 et à 3,2 ans en 1993... !

L'espérance de vie d'un footballeur américain est de 57 ans et la moitié ne dépassera pas 47 ans ! ! Celle d'un citoyen américain standard est de 75 ans. Consternant !

Rassurons nous l’escrime est actuellement peu touchée par le dopage, la carrière d'un escrimeur se prolonge d'ailleurs dans le temps.

En 1997, la FFE a subi 54 contrôles, tous négatifs

Le cyclisme pour la même année a eu 15 cas positifs pour 707 contrôles mais c'est la partie visible de l'iceberg : il faut savoir qu'en janvier 1999 sur 200 cyclistes professionnels le suivi médical biologique montre que 80% ont une surcharge en fer très inquiétante de l'ordre de 20 fois la normale ce qui signe la prise d'EPO. A noter enfin que le budget dopage d'un cycliste professionnel faisant parti du top 20 est de l'ordre de 300 000 FF par an !

Un culturiste de niveau international va lui dépenser 90 000 FF uniquement pour le mois précédent la compétition.

Dire que le budget annuel du club d’escrime de TARBES correspond à ce que dépense un cycliste pour se « bricoler » sur une année!

Mon cher René le Tabac, qui est une drogue légale, n’a pas sa place chez l’escrimeur qui veut être au top niveau car du fait de l’état de dépendance qu’il engendre, il est vite néfaste aux performances…

Par ses goudrons, il gêne l’oxygénation des poumons et donc indirectement des muscles, par sa nicotine il accélère le cœur, contracte les vaisseaux, ce qui n’est pas terrible pour les performances de l’organisme !

Quand je parle avec des jeunes sur les effets catastrophiques du tabac ce qui les interpelle ce n’est pas de savoir que leur espérance de vie est diminuée de 10 ou 15 ans, car après tout envisager de mourir à 70 ou à 80 ans quand on a 15 ans ce n’est pas très concret ! En revanche, savoir qu’ils peuvent être diminués par des séquelles d’infarctus à 40 ans ou se retrouver hémiplégique à 50 ans cela les marque beaucoup plus !

Vive donc les patchs anti tabac ! !

 

- « Dis-moi, Toubib, peux-tu me donner quelques tuyaux sur l’alimentation de nos escrimeurs en général, avant et pendant les compétitions ? »

L’intendance est le nerf de la guerre, n’oublions pas non plus que nous sommes dans le Sud Ouest, parlons donc un peu victuailles !

Lors de la pratique sportive, notre corps brûle des calories en utilisant comme énergie un sucre : le glucose.

Aussi, prévoyant, notre organisme le stocke dans les muscles afin que nous disposions d'une réserve énergétique : le glycogène. Dès que nous pratiquons un effort, nous allons puiser dans ce stock. Un inconvénient : la capacité de ce « réservoir d'énergie » est limitée et s'épuise au bout de 30 à 90 minutes d'activité physique. L'organisme s'attaque alors au réservoir de lipides plus ou moins important selon les individus mais beaucoup moins disponible et donc moins efficace.

Conséquence: les performances vont évidemment en souffrir. L'énergie baisse, on s'essouffle, le muscle répond moins vite et on devient beaucoup moins compétitif.

Mais, cela n'arrivera pas au Sabreur Tarbais qui va s'inspirer du régime compétition.

Régime compétition

1)    La veille de l'épreuve :

Journée très importante car elle permet de constituer une bonne réserve d'énergie sous forme de glycogène.

Il faut une alimentation riche en glucides complexes ou sucres lents, c.-à-d. composée de pâtes, riz, semoule, pain au levain... L'idéal étant de choisir des céréales complètes pour leur richesse en fibres et leur apport supérieur en vitamines B qui participent à la tonicité des muscles.

2)   Le jour de la compétition :

              a)   Avant l'épreuve

Pour être au top de sa forme, il faut manger au minimum deux à trois heures avant le début de la compétition. Le plus souvent donc un petit déjeuner complet avec des céréales, du pain, des fruits, des boissons pour bien hydrater.

A éviter absolument : une boisson sucrée ou une friandise 30 minutes avant l'épreuve car les sucres rapides peuvent entraîner, surtout à jeun, une crise d'hypoglycémie réactionnelle:

On a la tête qui tourne, on se sent faible, le bras tout mou et on a toutes les chances de perdre.

            b)    Pendant l'effort:

Au cours de l'activité sportive, l'organisme perd beaucoup d'eau.

Le manque d'hydratation peut entraîner une déshydratation avec accumulation des toxines musculaires avec mauvaise récupération et baisse des performances.

Il est donc impératif de toujours boire avant d'avoir soif, d'autant plus que les compétitions d'escrime durent plusieurs heures.

Que boire ?

Des boissons isotoniques, des boissons sucrées, de l'eau et du miel en évitant des boissons trop froides ou gazeuses.

Il faut partir sur la base d'un demi-litre par heure de compétition pris en petites gorgées.

Du fait de la longueur des compétitions, il faut aussi penser à reconstituer le stock de glycogène en consommant du pain, des bananes pas trop mûres ou l'excellent riz au lait qui associe sucres complexes et sucres rapides (breveté René GEUNA).

            c)     Après la compétition

Dans les deux heures qui suivent l'épreuve, la règle numéro un est de boire, pour restaurer le capital hydrique et favoriser l'élimination urinaire des toxines musculaires. Le soir, le menu de « l’après compét » ne doit pas être trop copieux mais reconstituant pour pallier les carences induites par l'effort. Il se composera d'eau, de sels minéraux, de sucres complexes.

Un potage de légumes avec une tranche de jambon, du pain et une compote suffisent amplement.

 Pour l’entraîneur, un double pastaga pour fêter la victoire suivi d’un cassoulet arrosé de notre bon vieux madiran et il est assuré de passer une bonne nuit de sommeil réparateur ( pas pour son épouse,  because ronflements! ).

 

            - « Dis-moi, Toubib, tu peux nous éclaircir un peu et nous donner les différences entre ces termes: claquage, élongation, étirement, froissement, déchirure, rupture .. »

 

Pour bien se faire comprendre, mon cher René, il faut utiliser un langage précis …par ordre de gravité croissante il existe plusieurs types de lésions musculaires :

La contracture musculaire survient lors de la contraction ou de l’allongement du muscle ; c’est une petite douleur qui va s’installer progressivement mais qu’il ne faut pas négliger ! Il suffit de quelques étirements associés à des massages et  penser à compléter son alimentation avec des sels minéraux et tout va rentrer dans l’ordre.

La déchirure partielle ou élongation entraîne une douleur vive et soudaine. Les fibres musculaires sont rompues et il se crée un hématome plus ou moins volumineux. Beaucoup plus embêtant ! Il faut mettre le muscle au repos pour le laisser cicatriser, et reprendre l’entraînement de façon très progressive.

La déchirure totale ou claquage ou rupture musculaire correspond à la rupture totale du muscle et c’est toujours très impressionnant de voir un muscle rétracté en boule … Repos prolongé obligatoire avec souvent chirurgie de réparation.

Je ne voudrais pas te froisser mais le « froissement »  est réservé à la ménagère à la retraite et ne correspond à pas grand chose de médical..

Pour toutes ces pathologies musculaires ce qui importe, c’est la prévention ! Toujours s’échauffer avant de tirer ( ne jamais oublier les préliminaires… ) ne jamais forcer à froid et savoir décoder la douleur qui est le signe d’une souffrance musculaire. Autrement la petite contracture deviendra grande et se transformera en élongation puis en claquage !

Si les dégâts sont faits, une règle d’or : la patience, car il faut savoir attendre la cicatrisation.

 

- « Dis-moi, Toubib, et si on parlait de cette vicieuse :  La Tendinite ? »

 

Rappelons-nous : cours de biologie !

Le muscle est fixé à l’os par une structure fibreuse : le tendon.

Si l’on sollicite trop le tendon soit par des actions trop répétitives, soit du fait d’un geste mal maîtrisé, il va s’ inflammer : c’est la fameuse tendinite !

Et comme dans le couple tendon-muscle c’est le premier qui est le plus fragile cela explique qu’il y a globalement beaucoup plus de tendinites que de problème musculaires ! Le gros bibendum culturiste qui va s’exploser un muscle en plein effort et bien c’est au niveau du tendon que ça va craquer …

Que faire une fois la tendinite installée ?

Pas de panique ! Un peu de repos, une modification du geste sportif et tout va rentrer dans l’ordre. Par  contre si l’on  continue le sport sans tenir compte de la douleur, la tendinite peut devenir plus ou moins chronique et c’est le début de l’escalade thérapeutique avec différents traitements qui sont parfois agressifs …

Un petit mot sur l’infiltration ; utilisée à bon escient, elle est d’une remarquable efficacité mais elle peut aussi parfois en supprimant la douleur, amener à une reprise trop rapide de l’entraînement et la tendinite va récidiver d’où une nouvelle infiltration et, etc.…

 

 

           - Dis-moi, Toubib, il en existe une de tendinite, qui est «réservée » à l’escrimeur, l’épicondylite que l’on retrouve chez le tennisman (dite tennis-elbow) chez le maçon, et chez (c’est nouveau) l’informaticien qui titillerait trop sa souris (vous voyez Mesdames !). Alors on fait quoi pour pas chopper cette bébête Toubib ?

 

 

L’épicondylite est une tendinite affectant le coude et touche avec prédilection les maîtres d’armes du fait de l’hyper sollicitation de cette articulation.

De plus, les chocs directs sur le coude peuvent également majorer le problème d’où l’intérêt parfois d’une protection locale au niveau du coude.

Pour les maîtres qui donnent la leçon, il peut être judicieux d’utiliser alternativement l’une ou l’autre main ! (  Eh Toubib! Nous parlions de leçon collective ! Pas de danger de mouvement répétitif avec cette forme de pédagogie ! Encore un plus !)

Mais chez le débutant, l’épicondylite existe également car celui-ci se crispe sur la poignée du sabre parfois un peu lourd ou déséquilibré …

Comme pour toute tendinite, il faut du repos éventuellement associé à de la physiothérapie antalgique chez le kiné, et parfois nécessité de prise d’anti-inflammatoire ou réalisation d’infiltration  (avec la réserve sus citée ).

 

        - « Dis-moi, Toubib, on parle souvent du déséquilibre dans le travail musculaire de l’escrimeur, (dernièrement le Dr Azémar a  «toussé » trouvant que l’on en parle trop). Étant donné que le travail de l’escrimeur est totalement asymétrique, j’ai résolu le problème depuis de longues années en faisant faire à mes élèves, dés qu’ils sont cadets première année, une musculation généralisée, ton avis ? »

Il semble assez évident que l’escrime est un sport asymétrique !
   
      
Il suffit d’observer la répartition des pathologies musculaires et tendineuses …
        
On remarque bien que c’est la partie du corps correspondant au bras armé qui est presque toujours atteinte !
          Il faut donc dés 14, 15 ans associer une musculation douce et également un sport complémentaire : footing, vélo, natation …

 

        - « Dis-moi Toubib, je connais de nombreux Maîtres qui ont été obligés de passer sur le billard pour se refaire une beauté du côté de la hanche, « coxarthrose » qu’elle s’appelle la bébête dans ce cas là, que conseiller à des jeunes Maîtres qui veulent conserver leur os le plus longtemps possible? »

En Escrime, la fente correspond à une flexion forcée de la  hanche associée plus ou moins à une rotation externe et à une abduction.Cette contrainte répétée des dizaines de milliers de fois va entraîner un vieillissement prématuré de l’articulation que l’on appelle une coxarthrose. Celle ci est d’ailleurs toujours du même côté que la garde !
   
         C’est donc une usure mécanique un petit peu inévitable …
   
        
Côté prévention on peut juste conseiller d’éviter le surpoids qui en augmentant la pression aggrave l’usure de la hanche.

- «  Dis – moi toubib ,  syndrome rotulien , what is it ? »

  Pathologie très fréquente le syndrome rotulien est la résultante d’un conflit mécanique entre la rotule et l’articulation du genou d’où  douleur du genou à l’effort et même lors de la station assise prolongée.
   
         Grosso modo, trois causes peuvent entraîner ce syndrome :
   
                     Un problème osseux lié au morphotype de l’escrimeur.
                        Une insuffisance ou une rétraction musculaire au niveau du quadriceps qui est le gros muscle de la face antérieure de la cuisse                         Une distension ligamentaire

Ce syndrome rotulien suspecté lors d’épisode de douleurs au genou ou d’instabilité va être confirmé par un bilan radiologique.

Le traitement passe par une rééducation avec renforcement d’une partie du quadriceps et du vaste interne pour ré-axer la rotule  et par des séances de physiothérapie chez le kiné.

 

        - « Pincement L4-L5, très souvent rencontré chez mes élèves, un mal du siècle ? Çà tombe bien on va en changer en 2001 ! »

   
         Et oui ! l’homo Erectus, le bien nommé, a, en fait, mal vécu la verticalisation: le passage du quatre pattes à la station debout …
   
         Le rachis lombaire reste donc une zone de grande fragilité !

 Et plus particulièrement le bas des  dernières lombaires L4 L5 zone où la contrainte mécanique est importante et  où peut se produire un écrasement du disque intervertébral qui a un peu le rôle d’amortisseur entre les deux vertèbres.

 Suivant son morphotype, l’escrimeur est plus ou moins exposé.
   
         Il faut savoir repérer le jeune qui se tient très cambré façon toréador !
   
         La prévention est importante, il faut muscler la sangle abdominale, rééduquer la position de garde en bref « délordoser » ce rachis !

 

         - « Classique accident du pouce chez le sabreur, attaque à fond les gamelles (ce qui veut dire mon cher, attaque portée avec une grande intensité ) malheureusement l’adversaire tente une parade d’opposition, les deux coquilles se rencontrent : choc violent, un ou les deux pouces en X ! »

  Effectivement, l’entorse du pouce est une lésion très spécifique des sabreurs.
   
         Elle correspond à une distension des ligaments qui stabilise le pouce.
   
         Elle peut se rencontrer dans deux types de situation :
   
         Soit lors d’un contact brutal coquille contre coquille surtout entre droitier et gaucher, situation ou le pouce est en abduction forcée, ou, soit lors de parade en quinte ou l’hyper extension se combine avec l’hyper abduction du pouce.
   
         Cette entorse du pouce surtout si elle récidive va être responsable d’instabilité de la pince pouce index qui est primordiale chez le sabreur d’où perte de précision du geste du fait de la tenue du sabre façon « marteau de forgeron » !
   
        
Au début, le traitement est simple : 2 à 3 semaines de repos sportif avec éventuellement immobilisation par attelle thermoformée.
            Dans quelques cas plus graves, il faut recourir à la chirurgie mais il faut savoir que la stabilité retrouvée se fera souvent au détriment de la souplesse avec une pince pouce index assez raide … prudence donc ! !

 

        - « Aurais-tu, cher Docteur, encore quelques conseils à prodiguer à nos amis Escrimeurs, tireurs et Maîtres ? »

L’escrime  est un sport de combat formidable et convient à tous les tempéraments.

Le timide et l’introverti vont être désinhibés, l’impulsif et le fougueux vont augmenter leur maîtrise de soi. 
          La coordination psychomotrice, les qualités d’adresse et de précision sont sollicitées et même l’esprit d’équipe est développé lors des rencontres inter clubs et des championnats !

Bien sûr toutes ses qualités sont très utiles pour affronter les difficultés de la vie professionnelle et personnelle.

  L’escrime reste une très bonne école de la vie !

A tous les responsables de l’encadrement des jeunes, si je devais donner un conseil  médical, ce serait de ne pas négliger les premiers signes d’alerte de l’organisme du sportif, la douleur précède toujours les pathologies musculaires tendineuses ou articulaires ! 
          Il faut savoir diminuer temporairement la charge d’entraînement.

 Une prévention bien menée évitera le plus souvent l’aggravation des lésions.  

Docteur Jean-Louis Berthe  

 

Merci Jean-Louis, pour étayer tes conseils concernant notre colonne vertébrale, je joins à la page suivante, un croquis qui nous montre clairement où peut « gicler » cette hernie discale qui guette tous les sportifs à partir du moment où ils dépassent un peu les limites. 

 

Arthrologie de la colonne vertébrale